24.02.2012
l'expertise en matière fiscale
l'expertise en matière fiscale
Les contrôles fiscaux ne visent pas uniquement des questions de droit mais aussi des questions de fait notamment des problèmes d’évaluations de biens immobiliers
La défense du contribuable est toujours délicate à assurer car d’une part les évaluations privées ne sont pas opposables à l’administration et d’autre par le contribuable n’a pas accès au fichier immobilier de l’administration de la République ce qui est une cause d’inégalité dans les droits des contribuables comme la cour des droits e l homme a déjà eu à se prononcer
O FOUQUET Evaluation des titres non cotés
La demande d’une expertiseen matière d’enregistrement cliquer
Patrick Michaud Avocat fiscaliste Paris
I Demande d’expertise devant le tribunal de grande instance
II Demande d’expertise devant la commission de conciliation
09:09 Publié dans CONTENTIEUX FISCAL, Evaluations ; les methodes, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2012
Que faire en cas de décès ?
Nous mettons en ligne la formidable initiative publique pour faciliter les démarches que doivent effectuer les héritiers à la suite du décès d'un proche.
Le site de la direction de la modernisation de l’état
les tribunes sur les successions
QUE FAIRE EN CAS DE DECES
Allégement des obligations déclaratives des ayants droit du défunt au titre de l'année du décès
Instruction du 9 mars 2012 5 B-13-12 Cliquer
guide-du-deces.modernisation.gouv.fr.
Ce guide interactif est disponible sur le site « modernisation.gouv.fr » pour faciliter les démarches que doivent effectuer les héritiers à la suite du décès d'un proche.
Fruit de la collaboration de la Direction de l'information légale et administrative, de la Direction de la Sécurité sociale et de la Direction de la modernisation de l'Etat, un guide en ligne précise les démarches rendues nécessaires par le décès d'un proche.
Après avoir répondu à des questions concernant l'âge du défunt, sa situation professionnelle et matrimoniale et l'existence d'enfants à charge, l'héritier dispose de toutes les informations utiles : organisation des obsèques, documents relatifs à l'état civil, emploi-travail, organismes sociaux, assurances, établissements bancaires, logement-véhicule, impôt sur le revenu, héritage-succession.
Par ailleurs ce guide permet de télécharger les documents nécessaires à ces démarches.
Pour faciliter la lecture, les démarches sont classées par thème :
- organisation des obsèques ;
- documents relatifs à l’état civil ;
- emploi et travail ;
- organismes sociaux ;
- assurances ;
- établissements bancaires ;
- logement et véhicule ;
- impôts sur le revenu ;
- héritage et succession.
14:37 Publié dans succession, Succession et trust | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : que faire en cas de décès ?
15.01.2012
Evaluation fiscale et l’avocat fiscaliste
Evaluation fiscale et l’avocat fiscaliste
La question de l’évaluation fiscale et le contrôle fiscale est peu connue et peu documentée
Souvent, les contribuables oublient d’utiliser ce moyen de droit qu’est la demande de la saisine de la commission de conciliation ou la demande d expertise judiciaire ou non judicaire
Hors l’expérience de l'avocat fiscaliste prouve que ce moyen de procédure est très utile pour arriver à un accord amiable avec les inspecteurs et ce tant en fiscalité interne tels que le contentieux des doits de succession, de l’impôt sur la fortune et aussi le contentieux des évaluations tant des immeubles que des valeurs mobilières qu’en fiscalité internationale
Comme je le précise souvent, les règles françaises du contentieux fiscal ,surtout du contentieux de l’impôt par rapport au contentieux du trésor public ,est un des plus protecteur au monde encore faut il que les contribuables savent l utiliser
Le cercle des fiscalistes vous propose ci dessous les fiches techniques précisant ces dispositions
mise à jour novembre 2011
Des titres cotés, évalués pour des droits de donations
à une valeur supérieure au cours moyen
peuvent ils être cédés sans plus value imposable ?
dès lors que l'article 150-0 D du code général des impôts prévoyait que, pour le calcul du montant de la plus-value taxable en cas de cession de titres, le prix d'acquisition des titres obtenus à titre gratuit devait être fixé à la valeur retenue pour le calcul des droits de mutation, cette valeur devait en principe être prise en compte, qu'elle procédât d'une déclaration du contribuable au titre des droits d'enregistrement ou, le cas échéant, d'une rectification de cette déclaration par l'administration fiscale ;
il n'aurait pu en aller autrement que si l'administration avait établi que la valeur retenue pour les droits d'enregistrement était dépourvue de toute signification ;
il s'ensuit que M. et Mme A sont fondés à soutenir que l'arrêt attaqué est entaché d'erreur de droit et à en demander, en conséquence, l'annulation
Conseil d'État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 12/10/2011, 324717
10:14 Publié dans CONTENTIEUX FISCAL, Droit de succession et trust, Examen de situation fiscale, ISF, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evaluation fiscale et contestation
13.01.2012
Une donation non fictive n'est pas un abus de droit
LES TRIBUNES SUR L ABUS DE DROIT
Le conseil d état vient de statuer sur une situation fréquemment utilisée dans le cadre de réorganisation patrimoniale
Il a jugé suivant les conclusions du rapporteur public Mme Nathalie Escaut,qu’une donation aux enfants de titres ayant fait l’objet d’une demande de report d’imposition et purgeant ainsi la plus-value en report, suivie de leur cession rapide à une société familiale, n'est pas constitutive d'un abus de droit dès lors qu'elle n'est pas fictive, même si elle est assortie de clauses limitant les droits des donataires et sans qu'il soit besoin de rechercher si l'opération de donation suivie de la cession des titres présente dans son ensemble un but exclusivement fiscal
CONSEIL D ETAT N° 330940 31 DECEMBRE 2011
01:44 Publié dans Abus de droit, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil d etat n° 330940 31 decembre 2011
30.11.2011
CONTROLE FISCAL de SUCCESSION
succession trust et fiducie
Déroulement et règlement de la succession
Controle à la demande des successions
le controle fiscal des successions est toujours une épreuve pour les familles endeuillées,il convient donc d'y être préparé tant au niveau psychologique que technique.
le législateur et la jurisprudence ont diffusé de nombreuses regles de protection tant au niveau de l'évaluation que de l'assiette des actifs à déclarer que de la solidarité entre les héritiers . L'avocat fiscaliste est présent pour vous protéger
Succession,attention au
controle des retraits d'un compte bancaire
avant le décès
07:17 Publié dans contentieux du recouvrement fiscal, CONTENTIEUX FISCAL, Droit de succession et trust, succession, Succession et trust | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avocatfiscaliste-paris, controle fiscal, avocat declaration fiscale, avocat douane, avocat fiscaliste, avocat fiscaliste paris, avocat vérification fiscale, commandement de payer, contentieux fiscal, droit fiscal, impot sur la fortune, resident fiscal etranger, sursis de paiement
07.11.2011
Holding animatrice et droit de succession
Nous connaissons moins le régime des droits de succession et de donation bénéficiant à ce holding
le nouveau régime des biens professionnels
La cour de cassation vient de préciser les qualifications nécessaires pour être une holding animatrice pouvant bénéficier d’un abattement de 75%
Cour de cassation ch com 21 juin 2011 N° 10-19770
les transmissions à titre gratuit par succession ou par donation d’entreprises ou de parts ou actions de sociétés ayant fait l’objet d’un engagement collectif de conservation sont, sous certaines conditions, exonérées de droits de mutation à concurrence des trois quarts de leur valeur dans le cadre de la loi des articles 787 B et 787 C CGI
15:13 Publié dans ISF, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2011
l’égalité des armes en matière d'enregistrement
L’impossibilité pour le contribuable d’avoir les mêmes droits que l’administration sur le fichier immobilier peut elle entrainer la nullité d’une procédure d’évaluation?
Cette tribune peut s'appliquer en matière de contentieux sur la taxe de 3%, l'Impôt sur la fortune , de droits de succession et trusts et de valeur vénale
La copie des procès-verbaux établis pour l’évaluation des locaux commerciaux et maisons exceptionnelles doit être communiquée au contribuable à sa demande
Conseil d'État, 10ème et 9ème sous-sections réunies, 18/07/2011, 345564
Cette procédure de contestation peut être utilisée devant les tribunaux avec l'assistance d'un avocat fiscaliste
source rapport 2008 Cour de cassation
Sur le principe conventionnel de l’égalité des armes
La cour de cassation a jugé que le fait d’occuper une position dominante dans l’accès aux informations pertinentes créait un déséquilibre au détriment de l’exproprié
Comme l’a précisé le rapport 2008 de la cour de cassation, si les pouvoirs publics ont modifié la réglementation en matière d’expropriation pour appliquer cette jurisprudence, rien n’a été modifié dans le cadre des procédures d’évaluations administratives et ce malgré les nombreuses promesses officielles
17:11 Publié dans Droit de succession et trust, Evaluations ; les methodes, ISF, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l’égalité des armes en matière d'enregistrement
16.08.2011
Le trust est il mort ce soir du 31 juillet 2011
Le trust est il mort ce soir du 31 juillet dans la jungle,
la terrible jungle fiscale?
De l'Histoire :Ce Lyon dit Lyon de Lucerneest l’hommage rendu par le peuple suisse aux 850 valeureux gardes suisses tués ou guillotinés en été 1792 après avoir essayé de protéger le Roi de France lors de la prise des tuileries
Dans le cadre d’importantes modifications du système français d’imposition de la fortune, le législateur a vote des dispositions sévères sur l’intégration des trusts dans la fiscalité française.
la nouvelle fiscalité du trust en france
5éme mise a jour
Save the date
du 1er séminaire sur la nouvelle fiscalité du trust
Au niveau de l’imposition sur la fortune, la suppression, dès 2011, de 300 000 contribuables, la simplification en 2012 des modalités de déclaration pour 220 000 contribuables supplémentaires va encore plus transformer l’ISF en un impôt spécifique sur la fortune immobilière et mobilière de rentiers fortunés mais toutefois avec un taux d’imposition souvent moins élevé que dans certains cantons helvétique, du moins à la date de ce jour !!!
Le nouvel impot sur la fortune , avec déclaration précise ,ne devrait toucher que 60.000 foyers environ
Toutefois la suppression des incitations fiscales aux transferts d’actifs vers les jeunes générations avant le décès du donateur montre d’une part l’instabilité de notre fiscale et d’autre part erreur , j’allais écrire une stupidité ,budgétaire , les jeunes consommant plus de TVA que les plus âgés ;;
Nous connaissons tous en effet la fabuleuse instabilité rétroactive de la loi fiscale française, question que le conseil d’état a encore refusé de poser au conseil constitutionnel qui lui aussi n’a pas non plus osé trancher dans le cadre de la rétroactivité de la « tax exit « !!
Que pourrait donc décider la cour de Strasbourg dernier recours conventionnel notamment sur la personnalisation des sanctions fiscales (en cours) et sur la rétroactivité de la loi fiscale (déjà jugé et encours de préparation)?
Enfin, je rappelle une motivation (ratio decidendi) de la cour de cassation sur l’application du droit conventionnel dans notre système judiciaire
Un fabuleux conflit entre le droit constitutionnel français et le droit conventionnel européen se prépare donc.
Mais pour la défense de nos magistrats, la situation d’endettement de la France est si grave que nous comprenons tous que l’éthique de responsabilité puisse l’emporter sur l’éthique de conviction comme le président Sauvé l’a récemment rappelé ?
L’intervention du président Sauvé devant la CCBE
Mais le jour venu, nos fourmis gauloises et nos écureuils resquilleurs qui eux possèdent l’intuition de l’épargne sauront une nouvelle fois sauver la France et gronder nos dépensiers ;
Par ailleurs, la possibilité de faire de l’ISF un impôt régional et non d’état comme cela avait été envisagé il y quelques années, ne semble pas avoir été étudiée
Enfin, les véritables entrepreneurs pourront constituer des conglomérats hors ISF grâce à la disparition de la condition d’activité exercée à titre principal.
(le rapport Marini sur la nouvelle définition du bien professionnel)
De même , un certain nombre de niches fiscales patrimoniales ont été fermées et ce souvent, mais pas toujours, dans un souci d’égalité devant l’impôt
Cette réforme va, pour une grande partie, dans le bon sens économique même si elle parait avoir été voté d’abord dans un souci de politique intérieure !!!.
En ce qui concerne les nouvelles taxations des trusts
La même loi a aussi fait rentrer les trusts à vocation patrimoniale, constitués soit par des résidents soit par des non résidents, dans le champ d’application des impôts sur les successions et sur la fortune
Pour notre groupe d’études et de réflexions fiscales, cette loi annonce la programmation de l’extinction de l’utilisation du trust patrimonial en France
L’objectif du législateur français est certes en effet de percer le voile du trust, pour lutter et prévenir la fraude fiscale, mais aussi de limiter voir d’empêcher son utilisation alors même que l’utilisation du trust a montré ses vertus depuis des générations dans les pays de Common Law.
En soumettant le trustee à de lourdes obligations administratives et financières, En soumettant les actifs des trusts à des impositions spécifiques souvent très élevées dont les trustees sont déjà à ce jour et seront au 1er janvier 2012 financièrement responsables, le législateur a programmé la mort de l’utilisation des trusts patrimoniaux en France.
Quelle sera donc ce téméraire trustee qui conseillera à ses clients d’utiliser un trust bien entendu officiel en France.
Quel sera ce nouveau GRESHAM qui pourra écrire « une mauvaise imposition fait fuir vers une bonne imposition » ?
Pour les personnes domiciliées fiscalement en France
Une analyse d’impact de la loi nouvelle ne pourra que confirmer l’absence d’ intérêt d’utilisation de trusts dynastiques ou d’accumulations compte tenu de l’énorme cout fiscal : une taxe annuelle de 0,5% et une taxe de décès de 60% due à la date du décès du constituant et ce sans compter sur la taxe de 60 % due dans toutes les situations patrimoniales lors du décès du constituant si le trust a été constitué par un constituant résident fiscal en France après le 11 mai 2011.
Pour les personnes non domiciliées fiscalement en France
De même, les non résidents qui investissent en France au travers de trust devront faire attention à la « force attractive » du trust puisque ceux-ci ont le risque d’être attirés dans les filets du fisc français si des biens ou des droits situés en France sont placés dans le trust.
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Sort des actifs au décès du constituant |
Taxation
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Actif transmis |
Part déterminée à un bénéficiaire |
Constituant une donation ou une succession |
DMTG (1) de droit commun |
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Ne constituant pas une donation ou une succession |
DMTG(1) par décès de droit commun |
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Part déterminée « due globalement » à plusieurs descendants (2° |
45 % |
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Autres cas |
60 % |
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Actif demeurant dans le trust après le décès du constituant |
60 % |
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Administrateur du trust relevant d’un ETNC ou constituant domicilié en France lors de la constitution du trust intervenue après le 11 mai 2011 (1)DMTG : droit de mutation à titre gratuit (2) attention une transmission successorale en indivision est elle soumise à cette disposition ?? Source rapport Carrez AN |
60%
|
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Quelles sont les définitions à donner aux termes « des biens ou des droits situés en France » ???
Telles sont les analyses que nous tirons des études techniques que nous avons réalisées.
Mais que doivent faire les trustees ?
La première recommandation est de vérifier si leur trust es soumis à la réglementation française.
En cas de réponse positive, les trustees devront informer le constituant et le protector du trust des modifications de la loi française. En suite les solutions dépendront de chaque situation particulière pour se mettre en conformité.
Par ailleurs, une question souvent posée est celle des conséquences en France d’un changement de trustee ?
La position de ce blog n’est pas d’apporter des conseils mais d’abord d’apporter une provocation à notre réflexion qui est trop souvent assommée par le caractère technique des textes
A titre d’exemple, le texte fiscal voté par le parlement de 2011 ne fait il pas que reprendre la philosophie politique de celui voté en 1789 par l’assemblée constituante qui a interdit le pacte fidéicommissaire c'est-à-dire le trust à la française de l’époque, interdiction confirmée par l’article 1130 du code civil voté en février 1804,époques qui ont marqué la suppression des biens de « mains mortes ».
Pour l’avenir, des solutions légales qui pourraient être similaires au trust existent au niveau européen mais pour l’instant ces solutions ne sont pas françaises mais plutôt luxembourgeoises. Le législateur français devra rapidement adapter notre législation sur les assurances pour maintenir des capitaux sur notre territoire.
17:52 Publié dans gestion de patrimoine, ISF, succession | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.01.2011
responsabilité du notaire . Retard dans le dépôt de déclaration
Retard dans le dépôt de déclaration .
responsabilité du notaire ?
Le notaire peut il être responsable des conséquences dans le retard du dépôt de déclaration de succession?
Cour de cassation, Chambre civile 1, 14 octobre 2010, 09-14.446, Inédit
après avoir constaté que le notaire avait adressé plusieurs lettres à la société Axa pour obtenir des renseignements complémentaires sur la valeur des bons de capitalisation et en réclamer le paiement, et après avoir exonéré le notaire de toute responsabilité dans le retard apporté au dépôt de la déclaration de succession, après qu'il en fut chargé, en raison des difficultés qu'il avait rencontrées pour obtenir les informations nécessaires pour ce faire et compte tenu de l'absence de disponibilités pour le paiement des droits, la cour d'appel a violé le texte susvisé
Cour de cassation, Chambre civile 1, 8 décembre 2009, 08-16.495 08-17.406,
Le notaire est tenu d'éclairer les parties et d'appeler leur attention sur la portée, les effets et les risques des actes auxquels il prête son concours. Cependant, il n'a pas à répondre, pour le fractionnement du paiement des droits de succession choisi par ses clients et garanti par une caution bancaire, des aléas financiers liés à la conjoncture boursière acceptés par ses clients pour la gestion de leur patrimoine et n'affectant pas la garantie donnée
Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 8 juillet 1997, 95-13.718,
OFFICIERS PUBLICS OU MINISTERIELS - Notaire - Responsabilité - Faute - Obligation de conseil - Manquement - Défaut d'information sur les conséquences du retard dans le dépôt d'une déclaration de succession - Préjudice - Caractère aléatoire - Perte d'une chance. (sur le pourvoi incident) Perte d'une chance - Lien de causalité entre la faute et la perte d'une chance - Constatations suffisantes.
Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 2 avril 1997, 95-15.709,
OFFICIERS PUBLICS OU MINISTERIELS - Notaire - Responsabilité - Déclaration de succession - Immeuble sous évalué entraînant une pénalité fiscale et intérêts de retard - Manquements, selon le client, par le notaire à son obligation de conseil - Circonstances justifiant la conduite du notaire - Constatations suffisantes.
Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 4 février 1997, 94-20.672, Inédit
répondant ainsi aux conclusions de la demanderesse en les écartant, que le notaire avait fait des propositions d'évaluation pour le versement de l'acompte avant le 11 juin 1982, qu'il avait dûment mis en garde sa cliente et son frère de la nécessité de déposer la déclaration de succession avant cette même date pour éviter les pénalités de retard, que suite au nouveau projet de déclaration établi par le notaire le 30 avril 1986, sa cliente n'avait cependant pas versé les sommes qui lui étaient réclamées bien que l'officier public eût pris soin d'attirer l'attention de son conseil sur le fait que l'indemnité de retard augmentait tous les mois tant que le solde des droits n'était pas payé; que de ces constatations et énonciations, la cour d'appel a pu déduire que Mme X... n'établissait ni que M. Y... eût été négligent, ni qu'il eût failli à son devoir de conseil et d'information, ni qu'il eût commis une faute; que le moyen est donc dépourvu de tout fondement;
Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 6 mars 1984, 83-11.445,
Justifie légalement sa décision la cour d'appel qui estime qu'a commis une faute le notaire qui - n'ayant pas effectué dans le délai de six mois une déclaration de succession à l'administration fiscale, ce qui avait entraîné le prononcé de pénalités de retard à l'encontre de son client - omet d'informer ledit client, d'une part, de la nécessité de souscrire une déclaration, fût-elle provisoire et de verser un acompte sur les droits sans que cela implique une acceptation de la succession, d'autre part, des risques de pénalités fiscales résultant de l'inexécution de cette obligation.
15:37 Publié dans Responsabilité des conseils, succession, Succession et trust | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : responsabilite du notaire pour declaration de succession
02.01.2010
Vaut-il mieux partager ou vendre un bien hérité ?
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Je blogue l'analyse de bon sens de mon ami et confrère Jean Yves Mercier paru dans le MONDE du 24 février 2008
Les nouvelles règles fiscales sur les succession en 2008
CHRISTINE ET JEAN ont reçu en héritage de leur père Robert, décédé en 2002, une villa située en bord de mer que celui-ci possédait en propre pour l'avoir lui-même reçue de ses parents. Ce bien n'avait donc pas fait partie de la communauté constituée entre Robert et son épouse, décédée avant lui.
Christine et Jean se retrouvent chaque été dans cette villa avec leurs familles respectives. La cohabitation devient toutefois difficile, car chaque branche a maintenant des enfants mariés et des petits-enfants. L'état d'entretien laisse à désirer, car ni la soeur ni le frère ne se sentent pleinement responsables du devenir de cette villa, restée indivise entre eux.
Ils songent à la vendre. Entre l'estimation qui en a été faite dans la déclaration de succession (200 000 euros) et sa valeur de marché actuelle (450 000 euros), la plus-value est importante. Que leur resterait-il à chacun, tous impôts et frais déduits, s'ils vendaient la villa à ce prix, sachant que les frais d'agence se monteraient à 20 000 euros ? Quel serait l'impôt sur la plus-value ?
Le prix de revient (les 200 000 euros retenus pour le calcul des droits de succession) devrait être augmenté de la part des droits en cause et des honoraires du notaire afférents à la transmission de l'immeuble qui s'est opérée en 2002 et de la majoration forfaitaire de 15 % qui s'applique aux cessions des biens acquis depuis plus de cinq ans. Soit un prix de revient corrigé de 262 000 euros. Le prix de cession net de la commission d'agence serait de 430 000 euros, d'où une plus-value brute de 168 000 euros. Dans la perspective d'une vente courant 2008, cette plus-value serait réduite de 10 % - abattement applicable pour chaque année de possession de l'immeuble au-delà de la cinquième. Le plus-value imposable serait donc de 151 200 euros et l'impôt correspondant, au taux forfaitaire de 27 %, de 40 824 euros. Les disponibilités dégagées par la vente seraient de 389 176 euros, soit 194 588 euros chacun.
Christine note que, si elle devait réinvestir ce qui lui revient de cette vente dans une villa équivalente, il lui faudrait débourser un total de 286 912 euros.
Elle propose donc à Jean de lui racheter sa part indivise pour la moitié de la valeur estimée de la villa : 225 000 euros. Dans ce cas, il s'agira, non pas d'une vente, mais d'un partage avec soulte d'un bien acquis par succession. Pas de frais d'agence, pas d'impôt de plus-value. Seuls seront dus des droits de mutation limités à 1,10 % de la valeur de la villa et les frais de l'acte notarié (2 %).
Ce traitement favorable tient aux dispositions du code civil qui confèrent un effet simplement déclaratif au partage entre indivisaires des biens issus d'une succession. L'attributaire, même s'il doit verser une soulte pour désintéresser le copartageant, est réputé être devenu l'entier propriétaire du bien depuis la date d'ouverture de la succession, ce qui exclut que le bénéficiaire de la soulte puisse être considéré comme ayant cédé à titre onéreux ses droits indivis.
Jean est séduit par cette proposition. Il recevra 30 412 euros de plus que ce qu'il pouvait escompter de la vente à un tiers. Christine aura investi 225 000 euros plus les frais de l'ordre de 2 % de 450 000 euros (9 000 euros), soit 234 000 euros. Soit nettement moins que les 286 912 euros qu'elle aurait dû investir pour acquérir une autre villa comparable. Elle sera entièrement propriétaire de la villa en 2002. Dans neuf ans, la cession de celle-ci échappera à toute imposition de plus-value.
07:48 Publié dans Evaluations ; les methodes, succession, Succession et trust | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : avocatfiscal, avocatfiscaliste, contentieuxfiscal, controlefiscal, droitfiscal, examen de situation fiscale, fonds de dotation, residence fiscale, sursisdepaiement, tracfin et fraude fiscale




