03.05.2012
le "décret Trust" sera t il compatible avec la convention EDH?
REDIFFUSION
Nous sommes nombreux à nous poser la question de la compatibilité de l’obligation de déclaration annuelle d’un bénéficiaire d’un trust à l’administration fiscale française prévue par l article 1649 AB du CGI avec l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme qui dispose :
Droit au respect de la vie privée et familiale
- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.
- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. »
En clair, le trustee ne viole t il pas la vie privée et familiale des constituants et des bénéficiaires alors que ceux-ci ne sont pas entrés dans leurs droits tant que la succession n'est pas ouverte?
21:37 Publié dans Droit de succession et trust, Trust | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2012
la clause de non rachat peut elle être un trust irrévocable "à la francaise"?
rediffusion à la suite d'une forte demande
assurance vie non rachetable
Vous être nombreux à rechercher des solutions légales à la francaise pour protéger des membres de votre famille ou autres sans creer des guerres famililiales.Un de nos amis propose une réflexion sur la clause de non rachat
Les dispositions del'article 885 F du CGIprévoient que les primes versées après l'âge de soixante dix ans au titre des contrats d'assurance non rachetables souscrits à compter du 20 novembre 1991 et la valeur de rachat des contrats d'assurance rachetables sont ajoutées au patrimoine du souscripteur.
Lorsque le contrat souscrit par le redevable n'est pas rachetable, les primes versées avant l'âge de soixante-dix ans au titre des contrats souscrits à compter du 20 novembre 1991 sont donc exclues de l’assiette de l’ISF
08:20 Publié dans Droit de succession et trust, ISF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.01.2012
Evaluation fiscale et l’avocat fiscaliste
Evaluation fiscale et l’avocat fiscaliste
La question de l’évaluation fiscale et le contrôle fiscale est peu connue et peu documentée
Souvent, les contribuables oublient d’utiliser ce moyen de droit qu’est la demande de la saisine de la commission de conciliation ou la demande d expertise judiciaire ou non judicaire
Hors l’expérience de l'avocat fiscaliste prouve que ce moyen de procédure est très utile pour arriver à un accord amiable avec les inspecteurs et ce tant en fiscalité interne tels que le contentieux des doits de succession, de l’impôt sur la fortune et aussi le contentieux des évaluations tant des immeubles que des valeurs mobilières qu’en fiscalité internationale
Comme je le précise souvent, les règles françaises du contentieux fiscal ,surtout du contentieux de l’impôt par rapport au contentieux du trésor public ,est un des plus protecteur au monde encore faut il que les contribuables savent l utiliser
Le cercle des fiscalistes vous propose ci dessous les fiches techniques précisant ces dispositions
mise à jour novembre 2011
Des titres cotés, évalués pour des droits de donations
à une valeur supérieure au cours moyen
peuvent ils être cédés sans plus value imposable ?
dès lors que l'article 150-0 D du code général des impôts prévoyait que, pour le calcul du montant de la plus-value taxable en cas de cession de titres, le prix d'acquisition des titres obtenus à titre gratuit devait être fixé à la valeur retenue pour le calcul des droits de mutation, cette valeur devait en principe être prise en compte, qu'elle procédât d'une déclaration du contribuable au titre des droits d'enregistrement ou, le cas échéant, d'une rectification de cette déclaration par l'administration fiscale ;
il n'aurait pu en aller autrement que si l'administration avait établi que la valeur retenue pour les droits d'enregistrement était dépourvue de toute signification ;
il s'ensuit que M. et Mme A sont fondés à soutenir que l'arrêt attaqué est entaché d'erreur de droit et à en demander, en conséquence, l'annulation
Conseil d'État, 3ème et 8ème sous-sections réunies, 12/10/2011, 324717
10:14 Publié dans CONTENTIEUX FISCAL, Droit de succession et trust, Examen de situation fiscale, ISF, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evaluation fiscale et contestation
30.11.2011
CONTROLE FISCAL de SUCCESSION
succession trust et fiducie
Déroulement et règlement de la succession
Controle à la demande des successions
le controle fiscal des successions est toujours une épreuve pour les familles endeuillées,il convient donc d'y être préparé tant au niveau psychologique que technique.
le législateur et la jurisprudence ont diffusé de nombreuses regles de protection tant au niveau de l'évaluation que de l'assiette des actifs à déclarer que de la solidarité entre les héritiers . L'avocat fiscaliste est présent pour vous protéger
Succession,attention au
controle des retraits d'un compte bancaire
avant le décès
07:17 Publié dans contentieux du recouvrement fiscal, CONTENTIEUX FISCAL, Droit de succession et trust, succession, Succession et trust | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avocatfiscaliste-paris, controle fiscal, avocat declaration fiscale, avocat douane, avocat fiscaliste, avocat fiscaliste paris, avocat vérification fiscale, commandement de payer, contentieux fiscal, droit fiscal, impot sur la fortune, resident fiscal etranger, sursis de paiement
26.10.2011
Succession rescrit controle à la demande
Contrôle à la demande des déclarations de succession
Les travaux de la commission des finances du sénat
En suivant une proposition du rapport Fouquet, l’article 36 de la loi de finances rectificative pour 2008 (n° 2008-1443 du 30 décembre 2008), codifié
à l’article L. 21 B du livre des procédures fiscales
LPF, art. L. 18 LPF, art. R. 18-1
ouvre, à titre d’expérimentation,jusqu'au 31 décembre 2011 la faculté aux contribuables de demander le contrôle des déclarations de succession et des actes de donation auxquels ils sont parties.
En contrepartie, l’administration ne pourra plus proposer de rehaussement d’imposition concernant la déclaration ou l’acte ayant fait l’objet de la demande de contrôle au delà du délai d’un an suivant la date de demande de contrôle, sous réserve de l’exhaustivité et de la sincérité de la déclaration ou de l’acte et d’éventuelles prorogations de délai.
L’instruction du 15 février 2011commente ces nouvelles dispositions qui s’appliquent aux demandes de contrôle afférentes à des successions ouvertes ou à des donations consenties entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2011.
13 L-2-11 n° 12 du 15 février 2011 :
Modèle de demande de contrôle d’une succession
Modèle de demande de contrôle d’une donation
25.09.2011
l’égalité des armes en matière d'enregistrement
L’impossibilité pour le contribuable d’avoir les mêmes droits que l’administration sur le fichier immobilier peut elle entrainer la nullité d’une procédure d’évaluation?
Cette tribune peut s'appliquer en matière de contentieux sur la taxe de 3%, l'Impôt sur la fortune , de droits de succession et trusts et de valeur vénale
La copie des procès-verbaux établis pour l’évaluation des locaux commerciaux et maisons exceptionnelles doit être communiquée au contribuable à sa demande
Conseil d'État, 10ème et 9ème sous-sections réunies, 18/07/2011, 345564
Cette procédure de contestation peut être utilisée devant les tribunaux avec l'assistance d'un avocat fiscaliste
source rapport 2008 Cour de cassation
Sur le principe conventionnel de l’égalité des armes
La cour de cassation a jugé que le fait d’occuper une position dominante dans l’accès aux informations pertinentes créait un déséquilibre au détriment de l’exproprié
Comme l’a précisé le rapport 2008 de la cour de cassation, si les pouvoirs publics ont modifié la réglementation en matière d’expropriation pour appliquer cette jurisprudence, rien n’a été modifié dans le cadre des procédures d’évaluations administratives et ce malgré les nombreuses promesses officielles
17:11 Publié dans Droit de succession et trust, Evaluations ; les methodes, ISF, succession | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : l’égalité des armes en matière d'enregistrement
27.06.2011
La loi du retour partiel au passé
Le sénat et l‘assemblée ont vote la première loi de finances rectificative 2011 qui est donc définitive sous reserve de lègères modifications par la CMP ou d'une forte résistance du conseil constitutionnel notamment sur la rétroactivité de certaines dispositions
La loi de reforme de l’isf a été pour les pouvoirs politiques un formidable retour au passé pour une énorme majorité de contribuables mais sans que la suppression de l 'ISF n'est été adoptée pour des raisons d'abord politiques
Je vous livre quelques articles de ce retour partiel au passé :
pour lire le très interessant rapport Marini cliquer sur chaque lien
Une fiscalité complexe et pénalisante par le sénateur Marini
1. Fiscalité patrimoniale : de quoi parle-t-on ?
2. Les graves défauts du « modèle » français
a) Une imposition à toutes les étapes, avec des taux nominaux élevés
b) Un ISF devenu une originalité coûteuse
c) Le bouclier fiscal : un cautère devenu inacceptable pour nos compatriotes
d) Une fiscalité des revenus de l'épargne devenue incompréhensible
3. Les conséquences de ces (non-)choix
Le choix politique
Le message est clair : maintien de l’ISF pour des raisons politiques et la perte de recettes de sa modeste réforme est supportée principalement par les mutations à titre gratuit mais toutefois sans revenir sur la forte augmentation des abattements sur les DMTG.
Les gains ISF ont été une gouttelette d’eau par rapport aux conséquences fiscales pour de très nombreux contribuables
I- L’augmentation du délai de rappel des donations
L’article 3 de la loi augmente de six à dix ans le délai de rappel des donations. Le dispositif en revient donc à la situation qui existait avant 2006.
A quand une modification des autres délais ???
Le nouvel article modifie dans ce sens le deuxième alinéa de l'article 784 du code général des impôts, en remplaçant le nombre « six » par le nombre « dix ».
Les donations effectuées entre l'été 2001 et l'été 2005 seraient en conséquence réintégrées aux successions ayant eu lieu à l'été 2011.
Les sauvegardés de la nouvelle prescription
Cette nouvelle prescription bien entendue rétroactive ne s‘applique toutefois pas pour les trusts car l’article 6 de la lot prévoit que l'imposition des donations faites au travers d' un trust ne s appliquera qu’âprès l’entrée ne vigueur de la loi
III. – Les 2° à 4° du I et le II s’appliquent aux donations consenties et pour des décès intervenus à compter de la publication de la présente loi.
II- La rectification de la valeur d'un bien transmis entre six et dix ans
L’article 3 a créé un nouvel article L. 186 bis disposant que « la valeur des biens faisant l'objet des donations antérieures ajoutées à une donation ou une déclaration de succession en vertu des dispositions du deuxième alinéa de l'article 784 du code général des impôts peut, pour l'application de ce seul alinéa, être rectifiée ».
Le but de ce dispositif est de permettre la rectification de la valeur d'un bien transmis entre six et dix ans, afin d'asseoir les DMTG dus à raison de la succession ou de la donation considérée sur la base de la réalité des donations précédentes. (sic!!)
III-Suppression des réductions de droits de donation liées à l'âge du donateur
L’article 4 a supprimé les réductions de droits de donation liées à l'âge du donateur.(Art. 787 B, 787 C et 790 du code général des impôts)
IV - Augmentation du droit de partage à 2.5% au lieu de 1,1%
V- Augmentation de l impôt –assiette et taux - en cas de démembrement d’un contrat d’assurance vie
VI Augmentation du tarif des droits de mutation à titre gratuit pour la plus haute tranche
-Tarif des droits applicables en ligne directe
Au-delà de 1 722 100 euros 40% au lieu de 35%
-Tarif des droits applicables entre époux et entre partenaires liés par un pacte civil de solidarité
Au-delà de 1 722 100 euros 45% au lieu de 40%
ATTENTION les droits de successions entre époux et pacsés ont été totalement supprimés en aout 2007, le tarif ne vise que les donations
VII L’intégration des trusts dans le dispositif des DMTG
05:27 Publié dans Dossiers budgétaires, Droit de succession et trust | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





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