Droite contre Gauche ?
Les grands dossiers qui feront l’élection présidentielle
2012 n’est pas 2007 : Une élection dans la crise
- 13. Le débat fiscal est engagé ! (Michel Aujean)
Le monde va mal. Jamais vraisemblablement depuis la seconde guerre mondiale, nous n’avions été confronté à une situation si difficile à comprendre, à maitriser et jamais nous n’avions eu autant de mal à imaginer un avenir même à terme court. Dans cette extrême difficulté, les politiques ont été quasiment partout malmenés par les acteurs des marchés et s’est répandue l’idée profondément anti-démocratique qu’ils ne pouvaient plus exercer de véritable rôle dans la conduite des affaires du monde.
Dans ce cadre, les économistes ont tenté, du moins pour la plupart d’entre eux, d’apporter analyses et propositions.
Tel l’objectif de l’ouvrage édité par le cercle des économistes
Beaucoup de choses leur ont été reprochées, notamment une mauvaise appréciation de la crise de l’endettement de 2007 et une mauvaise compréhension des ralentissements forts de l’économie mondiale en 2008 et 2011. Cette inquiétude des citoyens sur l’apport réel des économistes s’est évidement traduite par dans une méfiance généralisée vis-à-vis des politiques économiques proposées. Rajoutons-y que la parole a été monopolisée dans les médias par nombres d’intervenants qui présentaient les situations et les choix comme binaires et le résultat imposé.
Plus personne ne croit à un programme économique, ni aux Etats-Unis, ni en Europe. Quelques mots obsessionnels surnagent dans l’inconscient collectif : ceux de dette, ceux d’incompressibilité du chômage, ceux de transferts définitifs des activités des pays de l’OCDE vers les pays émergents, ceux de vieux pays...